Albien de l'aube : Stratigraphie locale  
Les fossiles que vous pourrez voir sur ces modestes pages Internet sont essentiellement issus de la carrière de Courcelles, à 10 km de Troyes environ. A Courcelles nous sommes en plein dans les affleurements de l'albien moyen. Les travaux de l'autoroute A5 et du nouveau réservoir Aube ( tout près de Brévonnes) vers la fin des années 1980 ont aussi fait apparaître les mêmes affleurements. Dès que l'on va vers le sud-est on passe progressivement vers des couches plus anciennes ( Albien inférieur... Aptien... Barémien... Hauterivien... ) puis le jurassique supérieur avec le Portlandien à hauteur de Bar-sur-Seine. Au nord ouest on découvre rapidement les zones crayeuses du crétacé supérieur ( Cénomanien...Turonien ); l'albien supérieur étant peu ou pas représenté si ce n'est pas les marnes de Brienne.

 
A Courcelles, nous avons essentiellement trouvé des fossiles bien conservés dans la zone "b" du front de taille d'exploitation de la colline argileuse. Cela correspond en gros au niveau de la route. Il faut relativiser cela, car nous ne sommes pas devant un terrain régulier au sens mathématique. Toutes ces couches sédimentaires argileuses ondulent, et, même si on a un pendage général des couchent vers le bassin parisien, en local on peu retrouver les mêmes couchent à des hauteurs différentes sur l'espace de quelques dizaines de mètres.

Cette zone "b" se caractérise par la présence d'un niveau calcaire composé de blocs plus ou moins ovoïdes, bloc qui renferment des fossiles de très bonne conservation avec leur coquille ( que l'on nomme "test" en paléontologie ).
Au-dessus et en dessous de ce "banc calcaire" on trouve aussi des fossiles, mais les plus souvent en moule interne ou presque. Plus on s'éloigne de cette couche calcaire plus les fossiles à l'état "solide" font place à de simples empreintes molles dans l'argile.

Ces empreintes sont colorées et brillantes dans les premiers instant de leur mise à l'air libre, mais s'oxydent rapidement au contact de l'oxygène. Les fossiles "solides" mais non enrobé de leur coquille "test", s'altèrent aussi dans le temps avec l'humidité ambiante de l'air + oxygène, mais cela sur plusieurs années, et en l'absence de traitement particulier.

Les fossiles les plus communément trouvés sous les ammonites, et plus particulièrement "hoplites dentatus". Ces hoplites se déclinent en variantes d'épaisseur, ornementation, de tailles très variables.
On y trouve aussi les splendides ammonites douvilleceras dont ce niveau semble être la disparition progressive.

Il ne faut pas omettre non plus toute la petite faune environnante de gastéropodes, lamellibranches et autres, qui est bien présente et souvent d'excellente conservation.